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le Court circuit

17 repères · 3 km · 1h

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Ici-même, stationnent les véhicules motorisés

Découvrez les secrets du hêtre conquérant. Compatissez aux petites misères de l’érable. Promenez-vous entre des plantes à potage et de belles empoisonneuses. Retrouvez l’œuvre Cachée et faites la connaissance d'un gros monstre gentil.

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RegardCe hêtre a suffisamment de place pour étaler ses branches presque horizontalement, à la différence d’autres sujets. Elles couvrent environ cent cinquante mètres carrés du sol en-dessous d’elles.

À propos

    • Type de point

      Flore

    • Nom du site

      Forêt communale de Lahaymeix

    • Lieu-dit

      Le Juré

    • Coordonnées GPS

      48° 55′ 41.3″ N 5° 23′ 24.7″ E

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juin –  octobre

Sur les rameaux du hêtre, les feuilles s’assemblent le plus souvent sur le même plan, serrées les unes contre les autres, formant une sorte de « super-feuille ». Les rameaux s’attachent aux branches selon le même schéma, formant des panneaux presque opaques. L’arbre capte ainsi la plus grande partie des rayons solaires qu’il reçoit, en laissant seulement environ trois pour cent d’entre eux parvenir au sol. La forêt de hêtres, appelée « hêtraie », est donc caractérisée par la semi pénombre qui règne sous les arbres pendant leur feuillaison.

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Ce hêtre produit chaque automne environ douze à quinze kilogrammes de litière sèche à l’aplomb de ses branches. Celle-ci recouvre la couche de feuilles tombées l’année précédente. Les feuilles en surface gardent longtemps leur brillant et leur couleur brun clair. Elles ne se dégradent pas immédiatement car elles contiennent des substances antimicrobiennes qui ont été secrétées de leur vivant et qui perdurent environ trois mois après leur mort. Cette durée est le préalable indispensable à l’installation d’organismes décomposeurs dans cette nouvelle couche de la litière : bactéries, champignons, lombrics et petits invertébrés spécialisés tels le cloporte, seul représentant terrestre de la famille des crustacés.

Tout ce petit monde va dégrader les feuilles mortes en sels minéraux et en gaz carbonique assimilables par les plantes.

Faire

Prélever et observer des feuilles mortes à différents stades de leur décomposition dans la litière.

  • En surface, on verra les feuilles tombées à l’automne dernier. Elles restent plus ou moins intactes jusqu’à la fin de leur premier hiver. Au printemps qui suit leur chute, grâce à l’action de champignons et de bactéries, les parties tendres des feuilles mortes commencent à disparaître et laissent apparaître le réseau de leurs nervures.
  • Sous cette couche, on met à jour les feuilles tombées au cours de l’avant-dernier automne. Elles sont divisées en très petits morceaux noirâtres et très friables, ce qui démontre que le processus de minéralisation de la litière forestière dure ici environ un an et demi. Ces fragments sont mélangés à de la terre noire par l’action conjuguée de la pluie et des petits animaux du sol. Le tout forme une couche épaisse de quelques millimètres à plusieurs centimètres selon l’emplacement, d’une matière appelée « humus ». Celui-ci possède une très bonne capacité à retenir l’eau et à se décomposer lentement en sels minéraux dont se nourrissent les végétaux.
  • Sous l’humus, l’argile apparaît presque pure, de couleur ocre jaune.

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juin –  octobre

Il y a plusieurs jeunes hêtres à proximité du poste, au bord du chemin. Prélevez une feuille sur l’un d’eux et observez sa face supérieure. Elle semble lustrée, étant recouverte d’une fine pellicule de cire qui diminue l’évaporation de l’eau contenue dans les cellules en-dessous. Si vous la retournez, vous noterez la présence de duvet sur les bords et sur les nervures principales. Celui-ci contribue à ralentir la circulation de l’air autour de la feuille, limitant ainsi le pouvoir desséchant du vent. Cette organisation permettra au hêtre de freiner sa consommation d’eau, une fois devenu adulte et muni de son imposante frondaison. Toute sa vie il restera cependant très sensible à la sécheresse. La présence du hêtre en Lorraine est donc sérieusement menacée par le changement climatique. Celui-ci semble en effet se traduire dans nos contrées par un accroissement de la fréquence, de la durée et de l’intensité des périodes de sécheresse estivale.

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août –  mars

Les bourgeons sur des branches basses de jeunes sujets sont saillants et si pointus qu’on peut s’y piquer le doigt.

Faire

août –  mars

Les bourgeons du hêtre font de bons cure-dents.

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novembre –  mars

Des feuilles mortes restent accrochées au rameaux des jeunes hêtres, ainsi qu’aux branches basses de sujets adultes. Elles se décrochent juste avant la feuillaison. Cette particularité s’explique par le mécanisme utilisé par cette essence pour prévenir la privation de lumière par des arbres à croissance rapide qui viendraient à s’installer sous leur frondaison  Les feuilles vertes du hêtre contiennent en effet des substances capables d’inhiber la germination de graines de nombreuses essences forestières. Celles-ci sont entrainées au sol par l’eau de pluie où elles peuvent agir. Les substances restent actives dans les feuilles mortes tant que celles-ci ne se décomposent pas. En restant accrochées aux rameaux elles retardent cette échéance jusqu’au moment où de nouvelles feuilles prendront le relais.

Faire

octobre –  novembre

Mettre en tas des feuilles de hêtre bien sèches qui viennent de tomber et asseyez-vous dessus. Vous constaterez ainsi que votre siège improvisé possède une certaine élasticité. Elle est due aux ondulations quelque peu rigides de la bordure des feuilles qui s’opposent à leur écrasement les unes contre les autres. Cette propriété de la feuille de hêtre sèche était autrefois mise à profit pour la confection de matelas rudimentaires appelés « paillasses ». Elles furent d’un usage assez courant jusqu’à la Seconde guerre mondiale pour garnir des berceaux car l’urine ne les pourrissait pas.

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