RegardSur cette partie du circuit, le merle est très présent et ses manifestations sonores peuvent y être entendues presque toute l’année. Le milieu est bien représentatif de l’habitat originel de l’oiseau. C’est une lisière entre une prairie et une forêt de feuillus abritant une flore ligneuse diversifiée aux différents étages : arbrisseaux, arbustes et arbres. Le merle peut ainsi chasser à terre en déterrant des lombrics dans la prairie ou en fouillant le tapis de feuilles mortes et le terreau forestier dans lesquels il capturera des vers, des larves, des escargots, des araignées… À d’autres moments, il se déplacera parmi les branches afin d’y récolter différentes baies selon leur calendrier de maturité. Si nous pouvons disputer certaines d’entre-elles au merle telles que merises, cornouilles, mûres, baies de sureau ou d’aubépine…, d’autres lui seront réservées car toxiques pour les mammifères. C’est notamment vrai pour les baies de troène, de chèvrefeuille, de joli-bois, de gui et de lierre.
Faune
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Le merle s’est cantonné au milieu forestier jusqu’au 19ème siècle, période où il a commencé à coloniser avec un grand succès les villes et villages, ainsi que les espaces ruraux suffisamment pourvus en haies et en bouquets d’arbres. Un hectare de jardin public peut aujourd’hui comprendre jusqu’à sept territoires de couples de merles alors qu’un hectare du milieu de vie visible depuis ce poste ne peut héberger que deux couples au plus.
janvier – juillet
Chaque mâle peut émettre une grande variété de sifflements mélodieux au timbre flûté. Mais ils se terminent souvent par des sons très aigus, peu agréables à nos oreilles. Les jeunes chantent dès janvier par beau temps, tandis que les mâles adultes attendent le mois de mars. Les concerts se raréfient à partir de fin juin.
Pendant toute l’année, les merles mâles et femelles émettent une grande variété de cris. Ils les utilisent par exemple pour signaler à leur partenaire si un danger vient du ciel ou bien de la terre ferme. Autre manifestation sonore caractérisant l’oiseau : il chasse assez bruyamment à terreen grattant l’humus et en faisant voleter les feuilles mortes. Parfois, il tapote le sol pour imiter les gouttes de pluie frappant le sol. Il incite ainsi les lombrics à remonter vers la surface.