RegardOn appelle futaie un peuplement de grands arbres de même âge. Celle-ci est composée d’épicéas et de sapins de Douglas qui furent plantés vers 1965 par un commerçant de Saint-Mihiel, Paul Haxel, sur une parcelle lui appartenant. Celle-ci reste une propriété privée. Les arbres sont désormais hauts d’une trentaine de mètres avec un diamètre moyen des troncs d’une quarantaine de centimètres. Ils seront récoltés quand ce diamètre atteindra cinquante-cinq à soixante centimètres, ce qui leur laisse encore une trentaine d’années à vivre. Les sapins de Douglas, qui peuvent vivre plus de cinq cents ans, ne sont pas encore en âge de se reproduire. C’est seulement vers l’âge de quatre-vingt ans qu’ils commenceront à porter de petits cônes pendants, renfermant de minuscules graines ailées entre leurs écailles. Certains des plus beaux arbres seront conservés, lors de la coupe de récolte, pour servir de semenciers et amorcer ainsi un nouveau cycle de production.
Flore
48° 53′ 52.8″ N 5° 23′ 28.8″ E
Respirer l’air chargé d’essences aromatiques libérées par les aiguilles de résineux. Elles favorisent la détente nerveuse et stimulent le système immunitaire.
Marcher sous les arbres et chercher les grosses branches pourrissant à terre. Certaines portent la signature du pic noir. L’espèce a profité de l’accroissement des surfaces plantées en résineux tout au long du vingtième siècle. Une de ses principales ressources alimentaire provient en effet des insectes qu’il obtient en défonçant les souches et le bois mort des pins et des sapins avec son puissant bec pointu. On reconnait son travail à la grosseur des copeaux arrachés au cœur de l’arbre qui a ainsi été évidé pour déloger les fourmis qui y logeaient. Les trous profonds creusés dans le bois pourrissant sont une autre signature du pic noir.
Constater la pauvreté de la flore présente sous les résineux. Même le lierre reste à distance ! Elle doit s’accommoder du manque de lumière ainsi que de la pauvreté du sol superficiel. Il est fait d’un tapis d’aiguilles cireuses et coriaces qui peuvent mettre dix ans à se dégrader en humus fertile. Un autre facteur défavorable à l’installation de plantes herbacées est la présence d’herbicides naturels dont les aiguilles sont imprégnées de leur vivant. Ceux-ci restent actifs pendant plusieurs mois dans les aiguilles tombées à terre. Les mousses parviennent néanmoins à coloniser ce milieu hostile car, en grandes chimistes, elles savent sécréter des substances qui désintoxiquent le sol ! Deux espèces sont bien représentées.