Education artistique · 22 février 2016, 09:55 · Lycée Marguerite, Verdun

Moi, Adèle, 16 ans, lycéenne à Verdun

Marie-Céline Henry, 2016

Anna Couder , 2016

Anna Couder , 2016

Anna Couder , 2016

Anna Couder , 2016

Anna Couder , 2016

Anna Couder , 2016

Marie-Céline Henry, 2016

Marie-Céline Henry, 2016

Marie-Céline Henry, 2016

Dans la grande salle de documentation du Lycée Margueritte de Verdun, Adèle, Benjamin et 33 autres élèves de première S rencontrent pour la première fois un photographe et un poète. Un projet artistique, qui pose des questions essentielles, se construit en 2016 : comment des lycéens perçoivent-ils les monuments commémoratifs de la Grande Guerre dans leur ville et leur région, cent ans après ? Quelles émotions suscitent-ils chez eux ? Sauraient-ils les traduire en mots, en images ? Un long travail qui associe recherche bibliographique et observation sur le terrain s’engage pendant toute l’année scolaire. Immergés dans les récits de Genevoix et les témoignages d’anciens combattants, les élèves visitent l’Ossuaire de Douaumont, le Monument à la Victoire ou le village détruit de Bezonvaux. Le photographe Jacques Grison apprend à cette jeune génération à fixer son attention sur un sujet délicat, à former, préciser son regard. Chaque élève découvre comment capter une infime marque dans le sol, un stigmate sur un mur, à restituer par l’image photographique une mémoire encore vivace pour qui sait la voir.

Chaque redécouverte des traces des champs de bataille et des bâtiments est aussi l’occasion d’exprimer son émotion avec des mots, avec l’ambition de la poésie, le champ d’expérimentation proposé par Franck Doyen. L’écriture s’affranchit des codes scolaires, littéraires, la parole se libère. Allant de la prise de photographies à l’écriture de poèmes, de la collecte d’archives à l’expérimentation de la pratique du collage, ce travail transdisciplinaire plonge les élèves dans un processus de création complexe. Il bouscule les habitudes, questionne, déroute. Une liberté toute nouvelle à saisir pour les plus audacieux et l’occasion de construire ensemble un univers visuel riche de sens.

Sur les murs de la galerie Diastole Systole du Lycée, au moment des célébrations du centenaire de la Grande Guerre, s’affiche l’œuvre collective forte d’une classe qui affirme :

« Ceci est notre monument. »

Lycée Margueritte site Galland – Verdun / 35 élèves / 40h / 1ères S

Avec les artistes Jacques Grison et Franck Doyen

Cet atelier a été réalisé sur une proposition du Vent des Forêts dans le cadre d’une classe à Projet Artistique et Culturel (PAC).

Il a été rendu possible grâce au soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Lorraine (DRAC), de l’Inspection Académique de la Meuse, du Conseil Régional, du Lycée Margueritte, de la Mission Histoire et de la Mission du Centenaire.