Ateliers artistiques  ·  19 juillet 2019, 11:00

Un atelier artistique en centre de détention avec Antoine Marquis

La prolongation d’un cycle de rencontres en Meuse

Les travaux d’Antoine Marquis, artiste plasticien et dessinateur, se composent de dessins figuratifs mêlant des scènes de groupes humains et de natures mortes à la fois réalistes, étranges, flottantes et lointaines. Ses rencontres avec la population locale et sa découverte approfondie du territoire l’ont amené à constituer un corpus artistique composé de dessins, peintures et céramiques en relation avec les habitants, l’histoire et les paysages de la Meuse. Désireux de prolonger ce cycle riche de rencontres, l’artiste est intervenu aux mois de mars et mai 2019 auprès d’un groupe de 15 détenus volontaires au sein du centre de détention de Saint-Mihiel.

Céramiques en cours à VdF (©)Clémence Maire

Emaillage dans l'atelier de Richard au Lac du Der (©)Clémence Maire

 

Un projet volontaire sur le dessin de tatouage

Né d’un partenariat entre le centre de détention de Saint-Mihiel et Vent des Forêts, rendu possible grâce au soutien de la DRAC et du SPIP 55, ce projet d’éducation artistique et culturelle sur le dessin de tatouage a pris place durant 20h d’intervention. Langage historique dont se sont emparés de nombreuses culture, le tatouage concentre, synthétise et fusionne ainsi aujourd’hui une infinité de gammes de dessins. Pour l’artiste Antoine Marquis et les participants, cette thématique fut la promesse d’un vaste terrain de jeu et de création.

 

Enrichir son catalogue de motifs

Un groupe de détenus volontaires d’une quinzaine au total s’est très rapidement formé, ils ont pu durant le premier atelier découvrir l’histoire du tatouage, appréhender différents motifs et ainsi aborder plusieurs types de formes, de méthodes, d’influences visuelles et d’esthétiques. L’objectif était avant tout de permettre aux participants d’élaborer ou enrichir un catalogue de motifs qui leur soit propre, mêlé d’influences personnelles et de références nouvelles, proposées par Antoine Marquis.

Inspiration de motifs (©)Florence Grappin

Créations (©)Florence Grappin

 

Des réalisations personnalisées

Du renard au sanglier ou encore de la pin-up au super héros, plusieurs échanges prolongés entre artiste et participants ont permis la mise en commun des imaginaires, inclinations ou envies, et la proposition de projets personnalisés. Ces échanges ont constitué le coeur de l’atelier et la matière première travaillée chaque jour grâce à de nouvelles techniques proposée par l’artiste.  Un climat de confiance s’est parallèlement rapidement installé, l’artiste recevant parfois des photos de proches des participants à dessiner.

Guidage de l'artiste (©)Florence Grappin

Dessin réalisé à partir d'une photographie (©)Florence Grappin

 

Finalisation et aboutissement

L’atelier 2, dans la poursuite des objectifs de l’atelier 1 du mois de mars, s’est déroulé au mois de mai au centre de détention. De nouveaux détenus intéressés par l’atelier ont confirmé l’élan constaté lors de la première session. Forêt végétale, tête de loup, édifices mystérieux, les dessins sont une nouvelle fois pluriels et à l’image de leurs créateurs.

Super-héro (©)Antoine Marquis

Logement (©)Antoine Marquis

Pin-up (©)Antoine Marquis

Hérisson (©)Antoine Marquis

Végétation (©)Antoine Marquis

Loup (©)Antoine Marquis

 

La restitution des travaux est organisée au centre de détention le 22 mai 2019, permettant aux salariés du centre, à l’équipe Vent des Forêts, au SPIP55 et à l’ensemble des détenus présents de  découvrir les créations des participants finalisées et, bien sûr, de partager quelques gourmandises avec l’artiste. L’occasion également de valoriser le travail des détenus motivés et inspirés par la thématique de l’atelier.

Restitution au centre de détention à Saint-Mihiel (©)Florence Grappin

Les créations finales (©)Florence Grappin

Gourmandises (©)Florence Grappin

 

 

Centre de détention de Saint-Mihiel /10 personnes / 20 heures

Avec l’artiste Antoine Marquis

Il est rendu possible grâce aux soutiens de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Grand Est (DRAC).